![]() |
|||||||||||
|
|||||||||||
|
Article de la revue de presseCourrier Bordeaux-Cartierville, 5 août 2007, page 4. Pour la protection des bergesPar Catherine Leroux. Par une belle journée chaude d'été, les habitants d'Ahuntsic-Cartierville profitent de la beauté de la Rivière-des-Prairies pour prendre l'air et se promener. Si le paysage peut paraître fabuleux, plusieurs ignorent que les berges de la rivière se détériorent, tout comme la faune et la flore qui y habitent, en partie à cause de nous, vacanciers profitant de la nature. C'est pour cette raison que l'éco-quartier l'Acadie a pris l'initiative d'organiser une journée de sensibilisation à la protection de berges le 26 juillet, afin de conscientiser les citoyens sur l'importance de préserver la vocation naturelle et écologique de ces bordures. Alors qu'une grande majorité d'entre elles sont artificielles, c'est-à-dire construites par les hommes, on constate une détérioration de la végétation et la formation d'algues, qui nuisent à l'écosystème.
« Les gens qui ont des chalets modifient les berges en utilisant des pesticides, en posant du béton ou de la terre pour leur gazon et contribuent de cette façon à la pollution de l'eau que nous buvons », explique Maud Bouthillette, agente en environnement à l'éco-quartier l'Acadie. En construisant des chalets sur le bord de l'eau et en modifiant les remparts naturels de la rivière, on peut certes se bâtir un environnement idéal pour les vacances, mais on risque également de favoriser l'érosion prématurée des berges. « En détruisant une partie naturelle des berges, on diminue la végétation qui sert normalement de filtre et évite l'érosion. C'est un problème complexe qui a d'importantes répercussions et dont les gens se rendent plus ou moins compte », déplore Mme Bouthillette. Si aucun règlement n'empêche l'artificialisation des berges, les différentes municipalités sont dans l'obligation de s'assurer qu'il n'y ait pas d'abus. « Il n'existe pas de loi empêchant la modification des berges, mais les municipalités doivent aménager leur territoire en respectant la politique de protection des rives et des littoraux du ministère qui souhaite assurer la survie des composantes écologiques et biologiques des cours d’eau et des lacs », soutient Céline Gagné, relationniste au Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Entre 9h et 16h le 26 juillet, des employés de l'éco-quartier ont donc sillonné le secteur sur la rue Gouin entre l'autoroute 15 et la rue De Salaberry, faisant du porte-à-porte afin de distribuer plus de 150 dépliants informatifs. À 16h, un kiosque informatif a pris place au parc de la Merci, mais seulement une dizaine de personnes s'y sont présentées. « Très peu de personnes sont venues s'informer, mais nous souhaitons tout de même refaire l'activité. Dix personnes conscientisées, c'est déjà bien », soutient Mme Bouthillette. Afin de faire votre part dans la protection des berges, l'éco-quartier recommande de simplement éviter de jeter des déchets par terre près de la Rivière-des-Prairies, de ne pas nourrir les animaux afin d'éviter leur multiplication, d'éviter d'employer des pesticides et herbicides et de garder un regard critique sur la situation. |
||||||||||
![]() |
![]() |
||||||||||
|